Test : Towerfall: Ascension

towerfall Sorti il y a quelque temps déjà sur OUYA, Towerfall est maintenant disponible PC et PS4. Son sous-titre “ascension” sonne comme un espoir de se faire connaître après le bide de la console Android…

Old school assumé

Les bonus sont variés et il faudra être rapide pour les récupérer avant les autres

Les bonus sont variés et il faudra être rapide pour les récupérer avant les autres

Habillé d’un style retro “pixel art” vu et revu parmi les jeux indés, Towerfall maîtrise toutefois son sujet, et c’est un plaisir de voir s’animer ces personnages en gros pixels. Dommage qu’à quelques occasions la lisibilité en pâtisse quelque peu, surtout en multi. Rien de dramatique cependant. Un coté retro qui se retrouve dans le scénario, totalement inexistant. Une explication, ou rien qu’un vague contexte n’auraient pourtant pas fait de mal… Tout ce qu’on sait c’est qu’on se trouve dans un univers fantasy classique.

Il n’y a qu’au niveau sonore que le jeu se veut plus moderne, pas de chiptunes mais des musiques de bonne qualités bien qu’oubliables. Elles accompagnent cependant très bien l’action sans se montrer agaçantes passé la troisième heure de jeu.

Accessible mais exigeant

Le mode Quest propose quelques stages pour se faire la main à un ou deux joueurs

Le mode Quest propose quelques stages pour se faire la main à un ou deux joueurs

Le gameplay est épuré : on se déplace, on saute, on tire et on esquive ; cependant une richesse surprenante s’en dégage au fil des combats grâce à de multiples petites subtilités.

Exigeant et difficile, le jeu ne nous offre en début de stage que trois flèches, qu’il faudra s’empresser d’aller récupérer une fois plantées dans un mur ou au travers d’un adversaire. Il est possible de tirer dans sept directions autour du personnage, dont les diagonales (hé non pas huit, impossible de tirer vers le bas). Cela peut sembler limité, mais vous vous apercevrez rapidement que vos flèches corrigeront légèrement et discrètement leur trajectoire en cas de besoin.

Les niveaux bouclent horizontalement et verticalement, c’est à dire qu’en sautant dans un trou en bas de l’écran vous vous retrouverez en haut. Une mécanique simple mais qui demande un temps d’adaptation, pour apprendre à l’utiliser au lieu de la subir… Un moment d’inattention et vous risquez de voir un ennemi vous tomber dessus (littéralement) ou bien de vous transpercer avec une de vos propres flèches.

Avant, j’étais aventurier comme vous…

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Les joutes entre amis sont entièrement à la carte

En effet le “friendly fire” est par défaut actif, que vous jouiez seul ou avec un joueur allié en mode “Quest”. Ce mode de jeu vous permettra de vous faire la main face à la difficulté élevée du titre et à ses multiples subtilités, avant de passer aux choses sérieuses avec le mode Versus, le coeur du jeu.

Le titre ne propose que du multi local, entre 2 et 4 joueurs ; il faudra donc réunir les potes, les manettes et les bières. Une volonté assumée de réunir les joueurs “en vrai” qui lui aura valu quelques critiques, mais qui fait toute son essence.

On regrette toutefois que le choix du personnage n’ait aucune incidence sur le style de jeu et permette au final seulement à différencier les joueurs, cependant les multiples bonus et la tonne de réglages disponibles pour chaque match sont l’assurance de plusieurs dizaines d’heures de fun à plusieurs.

Notons également l’apparition d’un mode “trial” à jouer en solo, consistant à détruire des cibles fixes en un temps record. Un mode de jeu à la croisée entre l’entraînement et le contre la montre mais à l’intérêt limité puisqu’il n’y a aucun classement en ligne.

 

Conclusion

Si Towerfall: Ascension s’avère plutôt plaisant en solo, c’est assurément son mode multi qui vaut le détour. Même si vous saturez du style “indie / pixel art”, il serait ici dommage de passer à coté, pour peu que vous ayez quelques amis avec qui le partager.

Les plus

  • Gameplay simple et accessible, mais plein de subtilités
  • Le fun en multi local
  • Le mode versus entièrement paramétrable
  • Contenu conséquent : nombreux bonus, arènes, etc.

Les moins

  • Très vite limité en solo
  • Aucun scénario
  • Tous les personnages se jouent de la même manière
  • Pas de online