Preview : Crypt of the Necrodancer

Crypt of the Necrodancer met en scène Cadence, une héroïne qui va explorer un donjon dans le but de… on ne nous dit pas vraiment, en fait. Toujours est-il qu’il va falloir déboîter du slime, le tout sur fond de musique électro.

Lors de sa première entrée dans le donjon, et toutes les suivantes, Cadence a pour seul équipement une dague et une pelle. Pas besoin d’expliquer le rôle de son arme, quant à la pelle elle permet de creuser dans la terre pour découvrir des chemins et parfois des diamants (on y reviendra).

Les squelettes vous tueront avec classe

Les squelettes vous tueront avec classe

 

C’est en explorant chaque étage, regroupés en zones, que vous récupérez armes, équipements et bonus. Une fois une zone terminée, vous pourrez accéder à la suivante via le « lobby », le hub du jeu, qui permet notamment de débloquer des objets qui apparaîtront ensuite dans le donjon. Mais avant ça, vous allez en baver… Rogue-like oblige, et comme souligné plus haut, votre défaite vous ramène au lobby où vous n’aurez plus qu’à recommencer toute la zone. Celles-ci comportent 4 étages générés aléatoirement, dont le dernier est dédié à un boss, lui aussi choisi au hasard.

Les marchants vous feront profiter de leurs voix de ténor en 16bit

Les marchants vous feront profiter de leurs voix de ténor en 16bit

La musique est au coeur du gameplay, puisque vous vous déplacer case par case au rythme de celle-ci. Les ennemis font de même et il s’agira de les attaquer au bon moment, et au bon endroit. Certains ennemis se déplacent un beat sur 2, d’autres doivent être attaqués sur le coté, d’autres encore préviennent avant d’attaquer, comme les squelette qui lèvent leurs bras façon Thriller. Tuez-les et vous récupérerez des précieuses pièces, encore plus si vous avez maintenu votre multiplicateur de combo. Celui ci augmente à chaque ennemi tué et retombe à zéro si vous subissez des dégats ou simplement si vous ne faites aucune action pendant un beat. Il faut donc réfléchir vite, voire très vite et ne jamais s’arrêter.

Les pièces s’échangent contre des objets auprès des marchands (un par étage), et retombent à zéro à chaque mort. Vous trouver également des objets sur les monstres ou dans des coffres, objets que vous perdrez (ainsi que vos pièces) à votre prochaine mort, qui viendra forcément très vite. Globalement, c’est votre curiosité qui vous fera avancer (ou mourir, selon les cas) ; que ce soit les ennemis ou les objets c’est à vous de découvrir respectivement comment les vaincre ou leur utilité.

Le jeu étant difficile, et puisqu’on recommencera chaque niveau des dizaines de fois, on est content de retrouver Danny Baranowsky (Super Meat Boy, The Binding Of Isaac, …) derrière l’OST. Les musiques electro sont géniales et varient à chaque étage. Et si vous n’aimez pas vous pourrez toujours jouer sur vos propres musiques, malheureusement les beats y seront probablement moins marqués et rendant le jeu (encore) plus difficile.

L'accès à chaque étage est gardé par un mini-boss

L’accès à chaque étage est gardé par un mini-boss

Le Lobby donne aussi accès des boutiques où dépenser vos diamants, et à plusieurs modes de jeu : un mode co-op en local qui se joue comme le mode solo (et dans lequel vous passerez le plus clair de votre temps à vous gêner mutuellement) ; un challenge quotidien ; et un mode hardcore qui vous demandera d’enchaîner les zones sans interruption. Dommage cependant que les divers modes de jeu se jouent finalement de la même manière.

Vous y retrouve aussi la possibilité de vous entraîner contre des ennemis donnés ou de changer de personnages (chacun avec leurs caractéristiques). Ajoutons à cela la possibilité de jouer avec un dancepad et on a priori de quoi s’occuper.

Au final le mélange fonctionne, on avance en rythme, on meurt et on recommence jusqu’à s’en faire mal aux doigts. Vous mourrez très rapidement, au début sans trop comprendre comment, surtout contre les boss. Et en recommençant vous êtes loin d’être certain d’arriver à nouveau jusque là. Du coup on se retrouve à faire en boucle les mêmes niveaux (et les mêmes ennemis) pendant des heures, et la progression s’en retrouve fastidieuse, voire frustrante. Si les ennemis étaient moins radins en items de soin, le jeu ravirait aussi les moins masochistes d’entre nous. Mais après tout c’est aussi le charme de ce genre de titres, et de très nombreux joueurs s’y retrouveront sans aucun doute.